Il murmure à l'oreille de la nature
19.05.12
Au pied d'un chêne, Thomas Perrin sort de son sac une boîte pédagogique et raconte la vie et l'œuvre des cynips qui donnent la galle des bourgeons. Les glands survivants s'exposant ensuite aux attaques des petits scarabées, mulots, écureuils et autres prédateurs de ces bois… Et d'expliquer comment cette marque-là, en forme de triangle, est l'œuvre du geai.
Suivre Thomas Perrin relève en effet un peu de l'enquête policière. Le regard aiguisé, il pointe ci et là des traces de chevreuils, de sangliers. Relève ce qu'il appelle lui-même des « indices matériels », une pigne de pin décortiquée par un écureuil. S'arrêtant, il cueille une orobanche et raconte comment cette plante à fleurs a un jour décider d'arrêter la photosynthèse pour devenir parasite. Un peu plus loin, il stoppe devant un amadouvier et relate que dès le paléolithique l'homme s'en servait pour que le feu prenne.
« Cet endroit, c'est une vraie jungle en pleine ville », sourit-il en stipulant qu'à ses abords se trouve la terrasse des reptiles. Couleuvres vertes et jaunes, lézards verts et coronelles girondines y vivent paisiblement.
Source: Sud Ouest